|
COURSES LES SABLES -
MADERE - LES SABLES
Communiqué du
25 juin 2007
A
9h00 ce lundi, les Class 40 avaient déjà parcouru plus
de 130 milles dans un vent soutenu avec grains qui a soufflé fort
cette nuit avec des rafales à plus de quarante nœuds
et une mer dure. Mais la bonne nouvelle au lever du jour, c'est que
toute la flotte restait groupée et qu'elle pouvait faire une
route quasiment directe sur la pointe Nord-Ouest de l'Espagne. Certes,
il a fallu manœuvrer pour prendre des ris dans la grand voile
(réduire la toile) et changer le génois à l'avant
contre une trinquette plus petite. Et aussi effectuer un virement
de bord vers 22h00 lorsque le vent a basculé du Sud-Ouest à Ouest,
au secteur Nord-Ouest. Et un virement, ce n'est pas seulement faire
passer les voiles d'un bord sur l'autre, c'est aussi faire passer
les 500 litres de ballast liquide de bâbord à tribord
par un tuyau de transfert et aussi tout le matériel lourd
au vent… Un gros effort en quelques minutes dans une mer qui
transforme l'intérieur en « shaker ».
Au cap Finisterre dans 24 heures ?
Après le passage de la dépression
qui a balayé les côtes vendéennes cette nuit
avec des rafales à plus de trente nœuds aux Sables d'Olonne,
les dix Class 40 naviguaient ce lundi matin dans une brise soutenue
de 25 nœuds de secteur Ouest à Nord-Ouest correspondant à un
ciel de traîne avec des grains. Mais ce vent devrait progressivement
mollir et tourner doucement au secteur Nord-Ouest. Cela permettra
aux marins d'arrondir la pointe espagnole que leur cap actuel ne
leur permet pas de passer à la bordée. Cette trajectoire
courbe est une bonne nouvelle pour les dix équipages qui vont
rapidement choquer les écoutes sur une mer qui va s'aplatir,
rendant les conditions de navigation beaucoup plus maniables !
A 250 milles du cap Finisterre ce lundi matin, les
premiers voiliers devraient déjà passer le point le
plus à l'Ouest du continent européen, mardi en milieu
de journée. Le problème qui se posera aux navigateurs
est de savoir s'il est judicieux de couper au plus court en rasant
la pointe ibérique ou s'il vaut mieux prendre un peu le large
pour ne pas tomber dans des calmes espagnols près des falaises
du cap Finisterre, car le vent « tamponne » en arrivant
sur les côtes. Ce décalage latéral pourrait bien être
le tournant de cette première étape entre Les Sables
d'Olonne et Madère…
Classement du lundi à 9h00
1- Yvan Noblet (Appart City) à 970 milles
de l'arrivée
2- Benoît Parnaudeau (Jardin Bio-Prévoir) à 1 mille du
leader
3- Cécile Poujol (Merci les amis !) à 4 milles
4- Pierre-Yves Chatelin (Destination Calais) à 4 milles
5- Jacques Fournier (Nous entreprenons) à 6 milles
6- Stephen Card (Cariberia) à 6 milles
7- Jean-Pierre Amblard (Azawakh III) à 8 milles
8- Jean-Edouard Criquioche (Choice Hôtels) à 9 milles
9- Lionel Regnier (Groupe Séfico) à 11 milles
10- Alexis Guillaume (Méréna) à 12 milles
Mail du bateau cinémas
: 25 juin 2007
Golfe de Gascogne le 25/06/2007 à 12h00 TU
Le départ a été donné il
y a 24h, Bernard et moi sommes parti en milieu de pelleton, et nous
avons choisi la droite pour caper pleine ouest. Le vent a forci régulièrement
passant de 15noeuds au départ à 35noeuds établis
maintenant avec des rafales à 40nds (75km/h) L'idée
hier était de préserver le bateau dans cette mer cassante, être
patient pour passer ce front et être totalement opérationnel
pour descendre pleine balle sous spi, une fois la rotation atteinte.
On contrôle le petit groupe autour de nous,
mais deux prototypes sont partis comme des balles je commençais
a me prendre la tête pour savoir si on remettait du charbon
ou pas, quand on a vu le proto Appart'City faire demi tour suite à une
avarie qui l'oblige à abandonner.
La course est longue, deux étapes de 1.100
milles nautiques soit 2.200 au total (4.000 km), même si c'est
dur il faut savoir appuyer sur la pédale de frein quand la
mer ne veut pas nous laisser courir....
Toute la nuit s'est passée a ce rythme, trinquette
et deux ris, malgré ça dans les rafales le bateau se
couche complètement pour se redresser violemment dans un lof
terrible, on a même pas le temps de coucher les voiles car
la nuit on voit rien, alors on force sur la barre et on compte sur
la résistance exceptionnelle de notre bateau pour encaisser
tous ces coups.
Encore 24h à tenir pour pouvoir contourner
le cap Finistére et lâcher les watts sous spi.
A bientôt.
Mail du bateau cinémas
: 26 juin 2007 écouter
la vacation radio de Jean-Edouard
Ca y est on est enfin sous spi, à donf pour
tenter de nous refaire, ca fait 2 jours que je trouve que le bateau
n'avance pas et je n'ai découvert que cet après midi
la raison : le ballast sous le vent était chargé de
400 litres de flotte !!! Big boules ! ca fait chier d'etre aussi
con !
Je positive en me disant que j'aurais pu ne le découvrir
qu'à madere en voyant le bateau giter au port !!
Utilisons cette colère pour recoller aux
autres, on a double Merena en ce moment même, LA CHASSE EST
OUVERTE (avec de sacrés gibiers devant !!)
L'idée est de garder le spi max, le plus
longtemps possible, mais avec le vent qui monte, 20 noeuds établis
rafales à 27-29, ca va devenir de plus en plus chaud !
A bientôt.
Mail du bateau cinémas
: 27 juin 2007
depuis 24h, c'est chaud bouillant !
Ca a commencé avec l'évitement d'un
cargo 'à la limite', on était sous spi et on a mal
géré la vitesse de déplacement du monstre, comme
on était en bagare avec Méréna, on a tenté de
passer devant le cargo...au dernier momet on calcul que ca le fait
pas, mais pas du tout. Trop tard pour abattre avec 25 noeuds de vent
dans les fesses, je cours sur la plage avant affaler la chaussette
du spi...et ce bout qui reste coinsé...le spi s'ettouffe,
le cargo est proche, je vois rien, c'est Bernard qui barre, j'entends
juste les diesels du cargo, on lof à fond, je suis couché sur
le pont en donnant tout ce que j'ai pour garder le bout de la chaussette
de spi tendu pour pas qu'elle remonte et ne regonfle le spi, le spi
au pres, c'est pas possible !
Ca y est le cargo est passe, on abat et on renvoi
le spi... on a rien perdu sur merena ! Na ! (mais on le refera pas
promis)
La nuit sous spi c'est chaud, mais avec une pleine
lune, c'est top !
Hormis ces foutus mousquetons qui lachent le spi
sans crier garde! Le spi léger par en torche, une dimi heure
pour le rentrer, on envoit le spi lourd, on a Sofico et Méréna
aux fesses ! Une heure dans le bateau a brasser le spi leger correctement.
Malgres le spi lourd, plus petit que lespi leger,
on ne peut empecher le bateau de partir au tas ! Un taquet d'arraché avec
deux gros trous dans le cokpit, la poigné d'un autre taquet
cassé, et le gelcoat du rouf eclaté !
On décide de ne pas renvoyer le spi leger,
ce serait dommage de l'exploser alors que la météo
annonce un affaiblissement du vent sur la fin de parcourt, on en
aura besoin.
La mauvaise nouvelle de la journée, c'est
la blessure sérieuse de l'équipier de Nous Entreprenons,
un gros depart au tas puis la chute,perte de connaissance, douleurs
au thorax... bref, il a était transporté (je ne sais
comment comment) à l'hopital de Lisbonne. Tonton bout dehors,
le skipper continu seul.
Encore 460mn a parcourir, a ce rythme l'arrivée
est prévue dans la nuit de jeudi a vendredi.
Ne plus rien casser, et aller chercher ceux qui
sont devant, j'crois qu'on appelle ca un conflit d'interet !
Mail du bateau cinémas
: 28 juin 2007
On les collectionne !!
Depuis le départ, on ne fait que ça,
permettez moi de vous faire part de mon délire nocturne: Imaginer
la pire des régates ; style :
"Vous vous faite sortir sur la ligne de départ,
votre embraque perd la seule manivelle de winch à bord lors
du premier virement, au passage de la boue au vent vous vous apercevez
que vous avez oublié le spi dans le coffre de la bagnole et
enfin vous vous tromper de marque de parcourt sur le dernier bord
!!!"
Ca c'est le cauchemar type de la petite régate
du w.e. et bien nous, ça fait une semaine qu'on vit ce type
de boulettes à longueur de journée !
La dernière en date est le spi léger
explose cette nuit, suivi d'un "cocotier" géant
du spi lourd dans l'étai !! 1h30 pour récupérer
le spi, autant pour le detorcher. J'ai passe le début de mâtiner
a réparer le spi léger, sans grand espoir au début
mais au moins ça m'occupait la tête et au final, on
la renvoyé ce midi et il tient le coup !!
Encore 24h de mer, soit 2 à 4 boulettes !
La fatigue accumulée depuis le départ rend les boulettes
de plus en plus intéressantes !
Plus sérieusement, on a croise nos potes
Lionel et Pierre-Yve sur Groupe SOFICO ce midi à moins de
500m !! On s'est tiré la bourre toute l'après midi...
et on les a grillé ! Pas de pitié, même pour
les amis !! Il y a une place de dernier en jeu alors...
J'me console en me disant, comme au foot, qu'il
vaut mieux perdre 5-0 que 5 fois 1-0, j'imagine qu'on a collectionné les
boulettes de toute la saison !
Aussi bien c'est un très bonne entraînement
avec Bernard pour la jacques Vabre, mais être le 'récupérateur
de casquettes tombées a l'eau', de mes camarades de jeu, m'est
très 'insupportable'!
A plus (si on ne casse pas le tel satellite !!)
RETOUR, MADERE - LES
SABLES
Mail du bateau cinémas
: 9 juillet 2007
Voila ce que l'on appelle « une bonne journée
de mer » ! Vent dans le nez de 25 à 30 noeuds, mer forte,
il fallait donc négocier chaque vague sinon le choc était
d'une violence incroyable et en prime on avait droit a quelques magnifique « talus ».
Le Pogo se comporte de manière hallucinante,
un vrai Hummer !
Nous avons du tirer un long contre bord pour nous
recaler sur la route, ça va être suicidaire a court
terme sur le classement mais cela nous permet de mieux nous placer
pour le passage du cap finistère.
On a encore navigué avec Apart City à vue
toute la journée et on doit avoir la même stratégie,
puisque l'on a vire en même temps cette nuit !!
Encore 24h à se faire cogner mais après
nous devrions trouver un flux de nord ouest qui va nous permettre
(enfin !) de glisser jusqu'aux Sables.
A force de manger froid, de mal dormir et d'être
secoué dans tous les sens le reste du temps, l'équipage
commence à être bien émoussé, mais il
va falloir garder du jus et de la concentration jusqu'a la fin pour
garder et améliorer notre classement.
Bonne nuit.
Mail du bateau cinémas
: 9 juillet 2007 (23h00)
Dans la serie, pas de bol ;
On vient d'éclater la grand voile, on a plus
que le deuxième ris qui menace lui aussi de peter au niveau
du renfort (...!) de point d'amure de bosse de ris.
Malgres nos efforts, la voile encaisse de tels efforts à cet
endroit qu'aucun patch n'est assez resistant, voir une voile a ce
prix la partir en fumee au bout de 4jours de pres... ca fout les
boules.
On encaisse ce coup au moral mais on reste en 'mode
course' si le vent monte à 40nds, on aura la voile ad hoc!
et si le vent baisse on aura un joli creux pour la puissance...
Mail du bateau cinémas
: 10 juillet 2007
QUAND CA VEUT PAS, CA VEUT PAS…
Plus de GV et plus d'electronique...Tout va bien!!
La LEM (loi des emmerdements maximm)est de retour.
On a reuussi a tenir la flotte cette nuit malgres
notre grand voile amputee mais on avez de l'air 23-25nds, depuis
ce matin le vent moli et on est a la rue complet, je sens que le
caramel qu'on va se prendre au prochain classement va faire mal aux
dents! (caramel, mal aux dents...! on s'éclate!)
Et ce matin, au petit jour, le bateau est parti
en vrac sous pilote, une fois recuperé on constate que les
informations vents sont completement foireuses, pour comprendre en
levant la tete que la girouette anemo se balade au bout de son fil...30minutes
plus tard quand le fil a lache, ca a entraine un bug complet de la
central de navigation.
Nous voila de retour a la nav a l'ancienne; penons.
Le delire...c'est que ca marche aussi! Bon c'est facile car sur la
GV on a un penon de 6m2, celui la on peut pas le louper...
Le vent doit faiblir dans le golf de gascogne donc
l'émorgie contenue cette nuit va prendre des proportions tres
mauvaise sur notre classement. Mais on ne lache rien (...c'est le
matos qui nous lache!)
Mail du bateau cinémas
: 11 juillet 2007
J'commence toujours par les mauvaises : On est bientôt
dernier. Le moteur est tombe en rideau...
La bonne, c'est qu'on a reparer la GV, c'est plutot
barbare comme repa, ca tiendra pas 15nds de vent mais dans la petole
ou nous sommes englue, ca fait du bien de voir toute la toite dehors.
Le moteur est reparti avec a nouveau de la Contrex dans le circuit
de refroidissement...avoir un moteur au magnesium c'est top, meme
les F1 n'y ont pas le droit !
Concernant le caramel de cette nuit, il nous a fait
tellement mal aux dents, qu'à l'avenir on ne pourra plus que
les sucer les caramels...
L'idee du jour et de quitter le cote pour trouver
plus d'air, une nouvelle fois on est oblige de tirer un bord à 90degres
de la route donc d'augmenter notre retard sur nos petits camarades,
mais sans air c'est pareil....
On garde du jus en se disant qu'il reste 400mn et
qu'il y a encore des coups a jouer, ...tant qu'il y a de la vie...
Mail du bateau cinémas
: 12 juillet 2007
Bon, actuellement on se bat pour pas etre dernier...
C'est pas glorieux mais c'est notre dernier chalenge de cette deuxieme
etape...Sauver les meubles...
Notre option Est reposee sur la fuite d'une bulle
anticyclonique et sur une adonnante qui devait nous monter sur la
route directe du cap finistere.
1 - la bulle a ete moins forte que prevue
2 - La rotation attendue n'a durée que 3h...
Une fois engage dans cette option, impossible de
revenir en arriere. La tuile de la GV éclatée au 1er
ris et avec le deuxième qui menacait d'éclater aussi
nous a obliger a rester dans un courant de vent fort pour garder
une vitesse indentique a elle de nos concurents. Ce courant nous
a calle dans une bulle terrible au cap, bulle prevue mais sans GV,
impossible de la traverser rapidement...
Voila-voilou; maintenant nous sommes en bagarre
depuis deux jours avec Merena, notre ami Belge. La GV a ete 'grossierement'
reparée, la repa ne permet pas un reglage fin, mais au moins
tout est dehors et on travaille la voile d'avant pour ne pas tuer
le flux entre les deux voiles, on est resté plus Sud que Merena,
le vent doit tourner ('doit' j'ose plus faire de previsions...!)
Enfin bref, DOIT tourner à droite et amplifier l'avantage
de notre placement...Reponse ce soir aux alentours de 20h TU...
PS, hier on a vu ; dauphins, tortues, baleines...et
il parait qu'aux Sables, il y a du requin...la totale!!
See you et grand merci pour votre soutien.
|